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mardi, septembre 20, 2011

Medic roman in Franta (19)

Astazi nu discutam stiinta, ne intoarcem putin la realitatea medicului de familie roman ajuns in Franta. Prefer sa insist asupra acestui lucru pentru ca emigrarea nu e jucarie si pentru ca firmele de recrutari, cele mai multe dintre ele, sunt doar sacali care bat campii in anunturile de pe internet ca sa va castige increderea si sa va lase balta imediat ce si-au incasat onorariile de la primarii. Ca sa fie clar, inca o data, pentru toata lumea, recrutatorii NU va pregatesc pentru adaptarea la noile cerinte din sistemul medical francez. In primul rand, pentru ca ei insisi nu sunt medici, nu au habar, nu au nici cea mai vaga idee despre ceea ce voi va trebui sa stiti, sa cunoasteti si sa faceti in cabinet. Ei sunt doar bussiness-mani care plaseaza medici acolo unde prind contracte, nu acolo unde aveti voi cele mai bune conditii. Interesul lor pentru reusita voastra se incheie in ziua in care primaria le-a platit factura. Punct.
O sa va rog sa va reamintiti episodul 8 din acest serial, pe care l-am publicat in luna aprilie 2011 si in care am facut un studiu de caz in scopul de a va invata cum sa apreciati postul care vi se ofera, cum sa calculati singuri posibilitatile pe care le veti avea in comuna respectiva. La acea data, ziarele locale din Haute-Vienne anuntau instalarea in curand, in comuna Saillat, a doctoritei Alina Roxana Berciu. Pornind de la informatii publice, am facut socoteala de la cap la coada si am concluzionat ca Alina nu are nicio sansa in acea comuna. Mai exact, am zis asa: "(..) eu pot deja sa vad valizele la usa. Va propun un experiment: haideti sa urmarim impreuna experienta colegei noastre in comuna Saillat. Daca pleaca, ziarele vor scrie. Sa vedem cat timp va trece pana cand vom fi anuntati ca a renuntat. Eu pornesc cronometrul. Il mai porneste cineva cu mine?"
Dupa cum am anticipat, ziarele au scris. Azi. Si inca o data, imi pare rau ca am avut dreptate. Cititnd articolul de azi din Le Populaire, constat ca am fost inca prea optimista: colega noastra a "functionat" doar cateva saptamani. Cine este de vina pentru acest esec? Eu zic ca, in primul rand, firma care a dus-o acolo (care aflam din ziar ca este romaneasca si se numeste Exterra, aviz amatorilor!) si care a "aruncat-o" in gura leilor creandu-i iluzia ca stie totul deja si se va descurca excelent. Poate si doctorita are partea ei de vina, dar nu vreau sa o judec aici, nu stiu nimic despre ea si nu asta e scopul. Desi, daca ne luam dupa primar, ar fi existat, totusi, ceva probleme de adaptare, dar mie, sincer, astea mi se par firesti. E normal sa ai nevoie de un timp ca sa te integrezi intr-o alta tara. In plus, cu 66 de pacienti, dupa cum povesteste acelasi primar, nu poti tine un cabinet, dar poate ca el nu-si da seama de asta.
In fine, acum o mie de vorbe goale, doi bani nu fac. Va trag doar semnalul de alarma si va ofer dovada ca nu bat campii atunci cand va spun ca, nici macar in Franta, nu tot ce zboara se mananca:

"SAILLAT-SUR-VIENNE
Médecine  
mardi 20 septembre 2011 - 12:45 
Il n'y a plus de médecin à Saillat-sur-Vienne

René Charles, le maire de Saillat est très mécontent. Alors qu'il croyait avoir trouvé un médecin pour la commune, cette dernière est partie un peu rapidement.


«Cela s'est passé pendant l'été, elle est venue me voir et m'a annoncé qu'elle s'en allait le lendemain. Le 15 juillet, elle fermait sa porte et repartait pour la Roumanie.» René Charles est déçu, il ne comprend pas pourquoi Alina Roxana Berciu, la jeune femme médecin qu'il avait réussi à recruter pour remplacer le Dr Barre parti en retraite, a quitté le cabinet aussi rapidement.

20 000 euros investis pour son installation

«Nous avons tout fait pour l'accueillir dans les meilleures conditions, la municipalité et les habitants du village lui ont réservé le meilleur accueil. » Et le maire de rappeler les nombreuses facilités faites à la jeune femme pour accompagner son installation. 

« Nous avons dans un premier temps conclu un contrat avec l'agence Exterra qui est installée à Bucarest et nous a soumis plusieurs profils. Cela nous a coûté 6.000 euros. Nous avons engagé la même somme pour l'installer dans le pavillon que nous avons mis à sa disposition. Nous avons racheté le matériel du médecin de Saillat qui est parti à la retraite pour 7.000 euros, sans compter le soutien dont elle a bénéficié et qui avait permis à la communauté villageoise de se souder autour de ce médecin tellement attendu. Nous l'avons aidée pour louer une voiture. Au total cela représente plus de 20.000 euros d'investissement. Nous avons tout fait et elle nous a annoncé au bout de quelques semaines qu'elle partait. Je l'ai vécu comme un vrai désaveu.»

Ce n'est pas le manque de travail qui pourrait expliquer ce départ précipité, «elle s'est installée le 1er mai et elle avait déjà récupéré 66 patients. Je pense que les gens qui étaient partis chez d'autres médecins après le départ du Dr Barre avaient l'intention de venir vers elle. Elle était à la tête d'un cabinet qui pouvait être viable. En attendant, le conseil municipal avait voté une délibération qui nous permettait de lui allouer une somme de 1.000 euros par mois dans le cadre de l'aide à l'installation. Nous étions vraiment heureux de pouvoir la soutenir Un médecin à Saillat, c'est important pour la commune, mais il compte aussi des patients à Rochechouart, Chaillac, Chassenon et Étagnac, c'était vraiment une aubaine pour tout le bassin de population.»

Trois autres départs. À la pharmacie Soury-Brissaud, la déception est grande aussi, les deux professionnels regrettent de ne pas pouvoir avoir de prescripteur sur place. «Et des prescripteurs justement, il n'y en aura bientôt plus, il faut songer qu'à Rochechouart dans deux ans un médecin partira à la retraite, à Chabanais ils seront deux. C'est une catastrophe pour le territoire, les gens de Saillat, lorsqu'ils sont âgés ne peuvent plus se déplacer et beaucoup de médecins ne veulent plus se rendre à domicile, c'est un vrai sujet d'inquiétude pour nous qui sommes une interface nécessaire.»

Les possibles raisons de cette "désertion"

René Charles a cherché à comprendre le départ rapide de cette professionnelle, «on peut penser à la différence de culture, à la difficulté d'adaptation, je crois que cette jeune femme avait aussi un problème pour conduire un véhicule, elle possédait pourtant un permis qui lui avait été délivré quelques semaines avant son arrivée. En un mois et demi elle a eu plusieurs accrochages et était incapable de conduire. Pour cette raison elle ne pouvait pas assumer de gardes de nuit ou le week-end, autant dire que c'était difficile. Nous avons tout fait, nous ne pouvions pas faire plus.»

Aux dernières nouvelles, le maire cherche toujours un médecin avec acharnement mais déplore que l'on n'en forme peut-être plus assez sur le territoire. «Je ne désespère pas, il n'est pas question qu'il y ait un désert médical à Saillat». 

Laurent Borderie"

3 commentaires:

  1. Buna Seara, am nevoie de o parere din partea dvs., cum as putea sa va contactez? Va multumesc.

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  2. Puteti sa ma contactati pe adresa helga_bm@yahoo.com.

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  3. Raspuns pentru amandoi: daca va pot ajuta cu ceva, astept intrebarile dvs pe adresa de mail

    maria_medical2@yahoo.com

    Numai bine!

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