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mardi, juillet 16, 2013

Medic roman in Franta (54)

Très, très urgent! Se cauta un medic geriatru pentru o clinica privata de readaptare functionala, in sudul
Frantei: Clinica Saint Roch, situata in localitatea Fronton. Postul pus la dispozitie in urma pensionarii recente a unui medic, este o combinatie intre activitatea spitaliceasca si cea de liberal (consultatii de medicina generala). Ceea ce deschide o perspectiva si pentru medicii generalisti, insa, experienta in geriatrie si, mai ales, disponibilitatea de a invata si a se adapta la exigentele clinicii, cotata in prezent, printre cele mai bune din Franta, sunt indispensabile. Anuntul mi-a fost trimis astazi, pe e-mail, de catre directorul clinicii, Dr. Jerôme MARTY, si il redau ca atare. Toate conditiile sunt descrise in detaliu. Candidaturile sunt de trimis pe adresa jm8939@aol.com

In mare, Dr. MARTY are nevoie de un coleg care sa preia functiunile celui pensionat, functiuni pe care le explica in cele ce urmeaza: 

"Chere confrère,

Voici comme convenu le détail de mon activité. Double activité: sur cabinet médical de ville et sur établissement SSR polyvalent 50 lits avec 3 LISP.
2 médecins pour partager cette activité: lorsque l’un est sur l’établissement l’autre est sur le cabinet et réciproquement.
1/ la clinique Saint Roch
SSR Polyvalent 50 lits, 3 lits identifiés de soins palliatifs. Forte dominante gériatrique avec moyenne d’âge 80
ans. Pathologie traitée : suites médicales : insuffisances cardiaques, respiratoires, rénales, troubles cognitifs…Suites chirurgicales : orthopédiques, digestives, urologiques…Palliatifs.
A noter un taux d’entrée directe > 25 % altérations de l’état général, décompensations …
Sur la clinique interviennent sous forme de vacation : 2 cardiologues,  1 pneumologue, 1 ORL, 1  Gastro-entérologue, 1 psychiatre, 1 rhumatologue, 1 médecin rééducateur, 1 dentiste.
5 kinésithérapeutes libéraux, 1 ergothérapeute, 1 diététicienne, 1 assistante sociale.
L’activité sur la clinique pour les 2 médecins généralistes est constitué de:
Surveillances médicales visites, suivie des patients, entrées / sorties, rencontres avec familles quand nécessaire.
2/ Cabinet de ville :
Implanté adossé à la clinique dans une zone à fort potentiel de développement (bassin de population en extension), clientèle variée, mix de patients implantés, personnes agées, nouveaux arrivants, actifs et enfants.
3/ Organisation :
Avec mon associé nous étions organisés ainsi :
·     Lundi matin: Visite complète service (1/2 secteurs x 2) Lundi AM : 1 médecin sur établissement : entrées, rencontres familles, contre visite1 médecin sur cabinet : consultations + visites
·       Mardi matin: 1 médecin sur établissement : visite avec cardiologue,   et visite des patients le nécessitant.
     Mardi après-midi: consultation + visites, et sur établissement : entrées, rencontre famille, contre visite)
·        Mercredi Matin : IDEM mais avec pneumologue, mercredi AM (idem)
Mon associé ne travaillait pas le mercredi (je ne travaillais pas le mardi)
·   Jeudi Matin: Réunion sur dossiers (participation des 2 médecins, IDE, AS, Cadre et Kiné) coupe transversale de l’établissement, visite  des patients le nécessitant   Jeudi AM : consultation +visite pour un médecin, activité sur l’établissement pour l’autre (entrées, rencontre famille, contre visite)
·     Vendredi Matin: grande visite (1/2 secteur x 2 ), Vendredi AM 1 médecin sur établissement (entrées, rencontre famille, contre visite) 1 sur cabinet médical.
·         Le samedi Matin: cabinet externe : consultations sur RV/ clinique  visite des patients le nécessitant.
4/ Astreintes et gardes : en semaine, intégration au tour de garde du secteur à l’étude, (jusqu'à présent nous étions de garde 1 soir sur 2 avec mon associé). Le WE : 1 WE de garde sur 4 sur établissement et clientèle externe du fait de remplaçants stables (garde financée par établissement).
Les horaires de consultations étaient de 14 h à 17 h 30 tous les jours et le samedi matin sur RV. En dehors de ces horaires les patients ont la possibilité de venir consulter sur établissement.
5/ Rémunérations :

  • ·         Etablissement de soins
Activité libérale : En moyenne 5500 euros / mois / médecin

  • ·         Cabinet libéral : difficile à apprécier compte tenu du fait que mon associé part à quelques kilomètres mais tablons sur 15 c par jour (activité garantie aux remplaçants).
D’ou rémunération totale autour de 9000 euros par mois / médecin.
6/ Profil recherché : Médecin volontaire, passionné, intéresse par gériatrie/ palliatif (capacité, DU) possibilité d’inscription à formation financée par établissement.
7/  Avantages : Secrétariat fourni, dossier informatisé sur établissement (Corwin Osiris) établissement en WIFI, gestion des observations sur PC au lit du malade, medimail, télémédecine. Sur cabinet : Hellodoc (cabinet libéral et établissement en réseau)
Exercice à la fois hospitalier, en équipe, et de ville. Rapports étroits avec établissements public et privés. Convention d’exercice avec ensemble des établissements et EHPAD. Rôle hôpital local. Formations financées. Potentiel de développement à la fois de la clientèle de ville (bassin de population en extension) et de l’établissement
Logement gratuit possible, accès illimité et financé à complexe sportif musculation, fitness, squash…

Ces quelques lignes décrivent cette activité, mais rien ne vaut une rencontre avec présentation de l’organisation et des possibilités.
Une seconde possibilité est possible: salariat sur établissement seul : 31 euros de l’heure pour 35 h d’activité.
Reçois, Cher Confrère, toute l’expression de mon amitié.
Dr Jérôme Marty"

Foto apartinand La Depeche

mercredi, juillet 10, 2013

Medic roman in Franta (53)

Si medicii francezi au bloguri. Fiindca pana acum am expus pe Creanga numai ideile mele, am ocazia in seara asta sa fac un pic de diversiune aratandu-va ceea ce scrie un medic francez, o doctorita, pe blogul ei, gazduit de Rue 89. Doc Arnica a scris acum 3 zile un articol care va confirma ceea ce va spuneam eu despre competentele cerute medicului generalist in Franta. Va este clar ca nu o cunosc, nu ne-am vorbit, am descoperit postarea ei din pura intamplare, dar mi-a mers la inima, parca i-am dictat-o eu. Cu o minima baza de franceza, veti intelege despre ce vorbeste, fie ca sunteti medici, fie ca sunteti pacienti/paciente.
Voi evidentia in rosu cateva fraze cheie din acest articol astfel incat mesajul sa fie mai puternic si, sper, cat mai util. Cine nu m-a crezut pana acum, o sa inteleaga, poate, de acum incolo.

Pour la gynécologie chez le médecin généraliste


Solutions de contraception (Photo Gruntzooki / FlickR / CC)

J’ai refait une formation de gynécologie pratique, pour réaliser dans mon cabinet des frottis ou des poses d’implants intra-utérins normalement réalisés chez le gynécologue. Au vu des difficultés d’accès aux spécialistes, et de la relation de proximité qui existe entre un généraliste et ses patients, c’est un apport appréciable, à la fois pour mes patientes et pour moi.


Marina a 18 ans , je la connais depuis toute petite . Elle a un chéri comme elle dit, depuis quelques temps. Elle vient me voir pour sa pilule qu’elle prend depuis plusieurs mois. Mais surtout elle me dit avoir du mal à la prendre , elle oublie de temps en temps. Elle me dit « je flippe quand j’oublie ».

Prendre la pilule n’est pas si simple quand on y pense… Et beaucoup d’IVG ne tiennent pas à un défaut de contraception, mais à un oubli pur et simple d’un comprimé, voire au fait de débuter sa plaquette un jour en retard.

Entre parenthèses, je viens de lire qu’une femme qui prendrait la pilule comme seule contraception dans sa vie, ne devra pas l’oublier 10 000 fois ! (ref @10lunes, sage-femme)

Je prends un peu de temps pour lui proposer une autre contraception, et nous tombons d’accord pour la pose d’un implant contraceptif la semaine prochaine.

Son gynécologue refuse de lui retirer son implant


Julie a 25 ans, elle vient me voir avec son compagnon pour une acné sévère et m’explique que son gynécologue lui a posé un implant contraceptif, il y a plus de 6 mois, en plus elle a des saignements tous les jours qui la gênent beaucoup. Elle a demandé à son gynécologue de lui enlever son implant et a essuyé un refus (sic).

Son acné a débuté après la pose de l’implant ainsi que les saignements. Il s’agit d’effets secondaires possibles, mais pas très fréquents, de ce mode de contraception par progestatif seul. Nous parlons un peu et convenons de lui enlever cet implant pour lui proposer un stérilet au cuivre. L’idée lui plait bien, mais elle préfère finalement revenir un moment à la pilule classique.

Nous prenons un rendez-vous pour lui enlever cet implant avec une anesthésie par patch. Son compagnon reviendra avec elle pour ce rendez-vous, un vrai chéri-poule.

« Est-ce que le stérilet rend stérile ? »


Sophie 28 ans ne veut plus d’hormone comme contraceptif, elle se plaint d’une baisse de libido, de gonflement des chevilles et des doigts . Pour elle, un DIU (dispositif intra-utérin) semble être un bon choix. Elle me demande : peut-on devenir stérile ? Il faut dire qu’ avec son nom commun : « stérilet » il y a malentendu possible !

Elle me dit aussi qu’on lui a dit que la pose d’un DIU n’était pas possible quand on a pas eu d’enfant.

Je lui explique que c’est tout à fait possible, avec un DIU plus petit (short dans les appellations) et que la pose est un peu plus délicate que chez la dame qui a déjà eu des enfants. Elle veut y réfléchir et viendra finalement 2 mois plus tard pour que je lui pose un DIU.

Élodie, 22 ans prend une pilule de 3e génération et fume beaucoup. La polémique sur ces pilules lui fait peur, et elle ne veut plus la prendre. Elle ne veut plus trop de pilule non plus. Elle a le choix encore entre l’implant hormonal et de DIU avec ou sans hormone. Son choix sera celui d’un DIU au cuivre. Elle me recontactera lors de ses prochaines règles pour que je lui pose à ce moment là . En attendant, elle prendra encore un peu sa pilule de 3° génération.

Des infections à la contraception


Je ne faisais jusqu’à présent à mon cabinet que des consultations de gynécologie « infectieuse », c’est à dire traiter les IST (infections sexuellement transmissibles), les mycoses ou autres… Le délai pour voir un gynécologue étant tel que l’infection ne pouvait attendre.

Il y a quelques mois, j’ai refait une formation de gynécologie pratique ayant ressenti le besoin chez certaines de mes patientes d’avoir un accès autre que l’hôpital ou que le gynécologue en privé pour réaliser frottis de dépistage ou pose de stérilet ou d’implant contraceptif.

De plus, en prescrivant une contraception j’avais très souvent une absence de frottis chez certaines patientes, étudiantes ou non, ne connaissant pas de gynécologue ici, ou peu enclines à prendre un rendez-vous chez un gynécologue pour des raisons souvent budgétaires.

Ce constat étant fait, j’ai eu envie de proposer de faire l’examen manquant à mes patientes.

Une formation et on résout le problème d’accès aux soins


La formation a été très intéressante et très pratique, voire ludique et j’ai beaucoup apprécié l’échange avec le gynécologue formateur, mais aussi avec les confrères et consœurs qui la faisaient avec moi. Le côté théorique était associé à un côté pratique très plaisant.

Cette formation comprenait la pose et le retrait d’implant , la pose et le retrait de DIU, la réalisation de frottis de dépistage.

Ce type de formation s’appelle DPC : Développement Professionnel Continu, et il devient obligatoire pour les médecins au 1er juillet.

La plupart de ces actes de gynécologie sont réalisés en France par des médecins généralistes, les gynécologues étant absents le plus souvent des campagnes. Mais la sélection par le concours de l’internat étant sévère, il n’y a plus assez de gynécologues qui s’installent en libéral, et cela même en ville. La spécialité est devenue chirurgicale et les débouchés de carrière mènent ces spécialistes plutôt vers une pratique hospitalière.

Finalement je suis très heureuse d’avoir fait cette démarche de formation, et j’aime beaucoup cette prise en charge globale de la contraception et du suivi gynécologique de certaines de mes patientes. Cela me permet aussi d’avoir une pratique plus diversifiée de la médecine qui me plait particulièrement. Mon but n’est évidemment pas de me substituer aux gynécologues qui travaillent autour de moi, je n’en ai ni la prétention, ni le temps, mais en fait il faut l’avouer : j’adore !

Va adaug la final si un comentariu la acest articol, scris de o alta doctorita generalista, care spune:

"En temps que patiente, j’ai eu recours à un gynécologue pour la première fois au cours de ma première grossesse, j’avais jusque là toujours consulté mon médecin traitant pour ma contraception.
En temps que médecin généraliste, je pratique ces actes de gynécologie depuis mon installation.
Il est parfois très difficile pour les patientes de réunir tous les paramètres pour bénéficier d’une consultation chez un gynécologue: pas toujours évident d’anticiper plus de quatre mois à l’avance un créneau sans aucune contrainte ni familiale ni professionnelle. Quelle est alors la solution pour les femmes qui, dans cet intervalle, n’ont pas ou plus de contraception? De plus, nombreux sont les gynécologues, comme les pédiatres, qui adressent leurs patients dans l’urgence… vers le médecin traitant.
En proposant de faire des frottis avec un délai d’attente de deux ou trois jours, je permets à beaucoup de patientes de bénéficier de ce dépistage.
En revanche, je dois souvent amener les femmes à comprendre que la prescription d’une contraception est un motif qui mérite à lui seul une consultation, pour pouvoir prendre le temps de leur expliquer les tenants et les aboutissants de leur choix contraceptif, et répondre à leurs questions. Je leur délivre ensuite une ordonnance pour un an. J’entends encore trop souvent des demandes pour « me marquer la pilule » en fin d’une consultation pour un autre motif. Cette demande a un aspect pratique, mais ne laisse pas la latitude de la prévention ni de l’information. Nous, généralistes, ne sommes pas des recopieurs d’ordonnance…"


Ce as mai avea sa va spun este ca eu am facut la Brest, la Facultatea de Medicina, o Diploma Universitara (DU) de Suivi Gynécologique de Prévention, Sexualité et Régulation des Naissances, exact in sensul celor descrise mai sus. Colegii generalisti care sunt deja in Franta sau care au de gand sa vina, trebuie sa stie ca se pot inscrie la acest DU, insa lista de asteptare e deja foarte lunga, locurile (42 pe an) fiind ocupate pana in 2015, deci trebuie sa se grabeasca. Insa, si alte universitati de medicina din Franta fac cursuri similare, trebuie doar sa cautati cea mai apropiata facultate in zona care sunteti/veniti si sa va informati pe site-ul acesteia referitor la DU-urile pe care le asigura. Cursurile sunt contra-cost, insa isi merita toti banii. In plus, medicii angajati in spitale beneficiaza de DIF (Droit Individuel à la Formation) ceea ce inseamna ca spitalul le va suporta toate cheltuielile pricinuite de un DU, DIU sau o Capacitate. Pentru liberali, se deduce din impozit, la capitolul cheltuieli profesionale. 
Si-apoi, cum spune Doc Arnica, de anul acesta formarea profesionala continua devine obligatorie in Franta pentru toti medicii. Asa ca, ar cam trebui sa ne punem toti cu burta pe carte. In franceza.

dimanche, juillet 07, 2013

Medic roman in Franta (52)

Am comis-o din nou. Vineri dimineata am adresat o scrisoare deschisa medicilor francezi, in care am explicat cum functioneaza sistemul medical romanesc si de ce medicii romani pleaca din tara. Mesajul l-am publicat intr-un grup Facebook care include nu mai putin de 33.111 medici din Franta (numar in continua crestere) de toate specialitatile si nationalitatile. Acest grup a dat nastere Uniunii Franceze pentru o Medicina Libera, UFML, o asociatie care lupta impotriva politicii paguboase a Guvernului francez actual in ceea ce priveste finantarea sistemului medical.
Ce m-a facut sa ma adresez lor? Pai, vineri dimineata, in timp ce beam cafeaua inainte sa plec spre spital, am vazut pe pagina FB a acestui grup o postare a unei doctorite generaliste scandalizata de faptul ca noul medic liberal din comuna, un roman, ar fi incapabil sa lege doua vorbe in franceza, astfel ca pacientii se plang la ea, o solicita pentru consultatii, si asa mult prea numeroase, si ca nu mai face fata. Sigur ca mesajul ei a dat nastere la o dezbatere intreaga pe tema medicilor straini si, de altfel, e de asteptat cand audienta depaseste 33.000 de oameni. 
Stiti ca v-am certat de multe ori, nu mai revin asupra a ceea ce am discutat pana acum, respectiv ca ar trebui sa facem eforturi sa ne ridicam la nivelul lor. Insa, de data asta, desi comentariile lor nu degajau ura sau rasism neaparat, mi-am zis ca acesti oameni trebuie, mai intai, se ne inteleaga. Sa se puna o clipa in pielea noastra, sa vada ca nu e numai vina noastra daca nu stim tot ce stiu ei si, asa cum le-am spus, sa invete din experienta trista a Romaniei pentru a preveni un eventual dezastru care are toate sansele sa se produca vazand politica actuala in Franta.
Asa ca am redactat o scrisoare deschisa pe care am publicat-o spre citire. Impactul acestei scrisori a fost mult mai puternic decat m-am asteptat. Colegii francezi au fost impresionati de experienta trista a medicilor romani, batjocoriti de atatea guverne succesive. Au decis ca mesajul meu este mult prea important ca sa ramana doar pe Facebook si mi-au cerut acordul de a face din el Newsletter-ul saptamanii. Mai mult chiar, pentru a-si manifesta solidaritatea cu medicii romani care sufera, inca, in Romania, precum si cu cei care sunt sau vor veni in Franta, au creat pe loc UFML Europe, o ramura a Uniunii care isi va concentra activitatea pentru a crea punti catre medicii din toata Europa, astfel incat solidaritatea intre confreri sa genereze o adevarata forta impotriva Guvernelor iresponsabile, care trateaza cu lejeritate Sanatatea.
Newsletter-ul a fost publicat aseara, aici, si a fost trimis prin e-mail la toti medicii francezi, astfel ca a facut deja turul Frantei la ora la care vorbim. 
Va redau textul spre citire si analiza, sper sa il putem dezbate impreuna, experienta tuturor este utila, dar as vrea sa subliniez, totusi, ca avem o dovada ca ei sunt dispusi sa ne ajute acolo unde nu razbim singuri. Trebuie doar sa comunicam, sa spunem. 

A! Si mai am ceva de zis: din cei 33.000 de medici, niciunul nu m-a injurat pentru ceea ce am spus, din contra, nu inceteaza sa imi multumeasca pentru ceea ce le-am scris si sa ma asigure ca au inteles si ca ne vor ajuta cu tot ce pot de acum inainte. Cu o exceptie: o doctorita romanca, bineinteles, care mi-a trimis azi dimineata chiar si amenintari explicite, dar n-are rost sa umbrim aceasta zi frumoasa discutand despre oameni bolnavi.

Iata scrisoarea si haideti sa dezbatem constructiv, sa le propunem si noi ceva:


Exode des médecins roumains : le prix de la misère exploitée en France

Publié le samedi 6 juillet 2013 20:26

Par le Dr Liliana Mihai, MG dans le Morbihan, 56



La France compte aujourd’hui environ 4.000 médecins roumains, dans toutes les spécialités. Ils sont arrivés massivement depuis l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne, à la recherche d’une vie meilleure. Parfois apprécié, parfois méprisé, le médecin roumain est, principalement, le symbole de la destruction de tout un système médical, un modèle qui, je l’espère, ne sera pas repris par la France.

Pour mieux comprendre les motifs de départ des médecins de Roumanie, il faut en connaitre le contexte. Pendant l'ère communiste, nous étions tous égaux, c’était le principe. Peu importent les études, le volume de travail, l’idée de « statut social » n’existait pas en Roumanie. La société était uniformisée, on était tous « des camarades ». Par contre, l’école roumaine de médecine, fondée dans les années 1800 par un médecin militaire français, Carol Davilla, était très bonne. Pour être admis, le taux de réussite était de l'ordre de 10%. Seuls les meilleurs avaient accès à la faculté de médecine. J’ai du passer 4 fois cet examen, dans 4 ans successifs, pour réussir.
Sous Ceausescu, le médecin était un dieu. Un dieu mal rémunéré néanmoins, uniquement par l’état, les consultations et les hospitalisations étaient "gratuites", et c’est là que l’on trouve pour la première fois dans l’histoire de mon pays, la corruption des médecins. Les patients faisaient des gestes pour remercier au médecin : la « sacoche » qui contenait, à l’époque, des cigarettes « Kent » (introuvables et interdites en Roumanie), des paquets du café, des œufs de campagne, des poules, dindes… chacun comme il pouvait. C’était très risqué, les médecins pouvaient être interpelés par la police politique et arrêtés, condamnés à la prison pour de longues années. Mais, il faut savoir et admettre que cela a existé, bien que ce fût à l’encontre de tous les principes déontologiques.
Les équipement et plateaux techniques étaient très pauvres, mais on avait des bons cliniciens.
De plus, les patients gravement atteints étaient d’emblée condamnés par manque de moyens : partir à l’étranger pour y être soigné était impossible et considéré comme haute trahison, donc condamné à mort, de toute façon.
Après Ceausescu, il y eut l’espoir. L’espoir que tout cela changerait. D’abord, il a été dit aux médecins qu’ils pourraient travailler en privé, c'est-à-dire en libéral. Que, par exemple, le médecin généraliste (rebaptisé « médecin de famille ») serait l’élément central du système médical, que ses revenus seraient plus conséquents. Malheureusement, ce ne furent que mensonges.
Vingt cinq ans après, les médecins en Roumanie font partie toujours des classes sociales les plus mal payées du pays, ils sont les esclaves de la Caisse d’Assurance Maladie, ils travaillent dans des conditions précaires, dans les hôpitaux qui, très souvent, n’ont pas même le matériel élémentaire tel que compresses stériles, champs opératoires, lames de bistouri, antalgiques de base.
Les spécialistes vivent un peu mieux, ils peuvent ouvrir des cabinets privés, non conventionnés avec la Caisse, et vivre de rémunérations à l'acte pour lesquelles les patients ne sont pas remboursés.
Dans le secteur public, la corruption est toujours vive du fait des salaires très bas, des mauvaises conditions de travail et aussi de facteurs sociétaux plus larges : une société qui se dégrade à vue d’œil, une classe politique corrompue à l’extrême, un manque du respect envers les médecins, les enseignants, les hommes de culture. Un pays en désarroi, qui ne se retrouve plus.
Quant aux médecins généralistes, ils sont devenus les petites sœurs des pauvres. Ils ont été rebaptisés « médecins de famille », mais rien n’a changé pour eux, ou en pire. Ils exercent en cabinets individuels, soi-disant privés, mais les consultations sont toujours « gratuites » : les patients ne paient pas (mises a part quelque attestations délivrées par le médecin). Les généralistes sont payés par la Caisse, selon son bon voulir. Pour obtenir le règlement de leurs actes, les médecins généralistes doivent envoyer à la Caisse, à la fin du mois, un relevé des consultations réalisées. Les fonctionnaires (par ailleurs des champions de l’impolitesse, des petits dictateurs) vérifient chaque consultation et chaque prescription et rayent de la liste ce qui ne leur convient pas. Plus fort encore, ils ont un droit policier de surveillance et sanction sur le médecin et peuvent lui infliger des amendes, si telle ou telle prescription ne les satisfait pas.
Par exemple, les prescriptions des anxiolytiques en Roumanie sont surveillées par la Police. Le médecin généraliste doit tenir un bordereau des prescriptions de Xanax ou autre benzodiazépine, ainsi que les pharmaciens, et le présenter aux policiers des Stupéfiants lors des contrôles.
Les médecins généralistes en Roumanie n’ont pas le droit d’initier des traitements, ils doivent juste recopier les ordonnances établies par les spécialistes sans rien changer.
Ils ne peuvent pas prendre en charge le diabète, par exemple, ou l’hypertension artérielle.
Ils ne peuvent pas prescrire de l’Augmentin qu’après avoir essayé l’amoxicilline simple et prouvé l’inefficacité de cette dernière. Sinon, ils pourront être sanctionnés par la Caisse.
Quant aux morphiniques ils ne les connaissent même pas, ce n’est pas de leur ressort.
Poser un stérilet ? Hors de question !
Ils sont écrasés par le système qui les prend pour des idiots et ils finissent par le devenir, perdant pratique et capacité d'initiative.
De plus, un médecin généraliste en Roumanie est obligé d’embaucher une infirmière à son cabinet et une femme de ménage, faute de quoi il n’est plus autorisé à exercer.
Enfin, à la fin du mois, il est à la merci de la Caisse qui peut lui régler, si elle veut bien, disons, 1.000 ou 1.500 euros avec lesqels il doit payer salaires, loyer, matériel, impôts, taxes et le voilà avec un bénéfice autour de 300-500 euros maximum dans un pays où la vie est aussi chère qu’en France.
Dans ces conditions, comment garder encore la motivation pour exercer ce métier ?

Voilà les effets d’un système qui méprise les médecins, impose les consultations gratuites, fait des économies criminelles dans les hôpitaux. Tailler dans les dépenses, couper ceci, couper cela…. Voilà à quoi cela mène !

Voilà pourquoi les médecins roumains quittent leur pays.

Voilà pourquoi les cabinets de recrutements ont transformé la Roumanie en terrain de chasse.





Ils exploitent le désespoir des deux côtés : le désespoir des médecins roumains et le désespoir des communes et des hôpitaux français.
Et ça rapporte : de dizaines des milliers d’euros par tête de médecin. Sauf que les différences de pratique entre médecine roumaine et française sont trop grandes. Le généraliste roumain a de grosses difficultés car il ne maitrise rien du tout, parfois même pas la langue, et les attentes des patients sont grandes. La barre est haut placée, alors l’échec est garanti. Les cabinets de recrutements n'en ont cure, ils ne font strictement rien pour venir en aide aux nouveaux arrivants et c’est normal : les recruteurs ne sont pas de médecins, ils ne n'ont rien à expliquer. Leur but est le deal financier. Une fois payés par la Mairie ou l’hôpital, bien souvent on ne les revoit jamais.
Il est très surprenant que le ministère de la santé français semble ne rien voir alors qu'ils sont parfaitement informés de ces pratiques. Malgré l’activité intense des cabinets de recrutement (ce sont de gros annonceurs sur Internet), malgré le nombre de maires trompés ou déçus, personne ne songe à imposer des règles et encadrer leur fonctionnement.
A ce jour, le recrutement des médecins étrangers, surtout roumains, reste organisé dans une sort de mafia qui cherche à ponctionner le budget des mairies, des hôpitaux français, des cliniques privées, ainsi que les poches des médecins.

Je suis bien placée pour le savoir parce que j’ai aidé venir en France, bénévolement, environ 700 médecins roumains (peut être plus), de toutes les spécialités, dans les 3 dernières années, tout en expliquant à chacun le fonctionnement du système médical français et comment éviter les pièges des recruteurs. C’est ma façon de lutter contre la Mafia des recrutements, mais ce n’est pas facile toute seule. Cela m’a amené au Tribunal et devant les gendarmes à plusieurs reprises, suite aux plaintes déposées par des recruteurs. Juste pour donner un exemple : le premier recruteur que j’ai connu en France obligeait les médecins a signer de contrat qui les engageait à payer 20% de leur chiffre d’affaire, mensuellement pendant deux ans. Un autre impose comme critère de recrutement l’Indice de Masse Corporelle qui ne doit pas dépasser le 24… et de ne pas avoir eu dans leurs antécédents médicaux aucune intervention chirurgicale autre que l’appendicectomie, par exemple. Et plein d’autres idées que je qualifierais d'abusives et eugéniques. A mon avis, malgré la législation européenne qui donne le droit de libre circulation et installation, les médecins qui arrivent en France devraient être obligés de faire des stages d’adaptation et évaluation de leur compétences et des connaissances de la langue dans les hôpitaux publics français, même s'ils remplissent les critères d'inscription requis à l'Ordre des Médecins.

Les différences sont beaucoup trop grandes, on ne peut pas continuer comme ça. Il faut faire un tri sérieux du côté des médecins étrangers ou une bonne préparation de ceux-ci et il faut utiliser à bon escient les jeunes diplômés français. Peut-être cela n'améliorera t'il pas la confiance des français dans les médecins roumains. Mais ce qui compte est de remettre de l'ordre dans ces pratiques pour l'avenir.

Je ne dis pas que tous les médecins roumains sont parfaits, des brebis galeuses il y en a partout. Mais le Ministère de la Santé et l'Ordre des Médecins doivent prendre conscience que le système actuel n'est pas bon. Il faut mettre en place des dispositifs pouvant les intégrer correctement. Faute de quoi, on déplorera des victimes de tous les côtés et la haine s'installera entre médecins français et étrangers.

Je compte sur le soutien de l'UFML pour que cela n'arrivera pas et je remercie mes confrères de l'UFML pour leur écoute et leur solidarité.

samedi, juillet 06, 2013

Medic roman in Franta (51)

Acum zece minute am primit o solicitare din partea unui coleg oftalmolog francez care doreste sa angajeze doi colaboratori romani. Va supun, deci, atentiei, un anunt pentru doua posturi de oftalmologi in Franta. Am discutat cu el mai intai, m-a invitat chiar sa merg in orasul lui sa vizitez cabinetele pe care le are, insa cunosc regiunea, stiu despre ce e vorba, nu am nici cea mai mica indoiala, asa ca am preferat sa "atac" direct problema.

Cabinetele in cauza se afla in Sable d'Olonne, un oras de 14.600 de locuitori, aproape de Nantes, celebru pentru Vendée Globe, cea mai mare competitie nautica din Franta: turul lumii in solitar. Zona turistica prin excelenta si de o frumusete speciala, in care este o sansa sa locuiesti si sa muncesti.
Concret, colegul nostru care are nevoie de voi este Doctorul Pierre Laurent BOUCHE, 53 de ani, tata a doi copii care au facut medicina, insa nu au ales oftalmologia. 
Detine mai multe cabinete: doua in Sable d'Olonne si unul la  Saint Gilles Croix de Vie, mai are trei colaboratori, dintre care o doctorita romanca (cu care va vizita Romania in familie anul acesta), patru secretare si trei ortoptisti (specialisti in reeducare oculara). Deci, firma serioasa. Dr. BOUCHE opereaza si la Nantes, la o clinica celebra in Franta, La clinique Sourdille, printre cele mai renumite din tara. Face parte, deci, din elita oftalmologilor francezi si, pentru cei alesi, este o mare, mare sansa sa invete meserie de la el.
Ce cauta:
- un oftalmolog chirurg
- un oftalmolog medical
Conditii:
- niciun fel de aport financiar din partea voastra
- clientela asigurata
- baza materiala completa pusa la dispozitie gratuit
- remuneratie identica cu a lui, adica 36% din valoarea prestatiilor efectuate
- toate cheltuielile cabinetului sunt acoperite de firma
- aveti de platit doar impozitul pe venit la stat

Coordonate pentru a va trimite candidaturile:

DR PL BOUCHE
9 rue du maréchal leclerc
85100 les sables d'olonne
loubinekiller@gmail.com
tel: 00 33 6 32 95 33 79

Doctorita romanca care lucreaza deja cu Dr. BOUCHE se numeste Dr. Elena BORNA.
Va incurajez sa va trimiteti CV-ul si scrisoarea de intentie, cat mai complet redactate, in limba franceza, bineinteles si sper din tot sufletul sa aveti noroc sa prindeti aceasta sansa. Este inca o dovada ca nu aveti nevoie de firme de recrutare care va obliga sa cumparati cabinete.
Voi incheia cu imagini din Sable d'Olonne pentru a avea o mica idee de locul in care veti merge. Va tin pumnii!